LMA - Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique

IN MEMORIAM - Dimitri Komatitsch -

Amphithéâtre François Canac, LMA

Du 28 janvier 2019 au 30 janvier 2019

La famille LMA est aujourd’hui effondrée par la terrible nouvelle du décès de notre collègue, Dimitri Komatitsch

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De toutes parts les messages de sympathie affluent ; ainsi nous proposons plusieurs façons de rendre hommage à Dimitri, à ses incontestables qualités scientifiques et humaines.

Jeudi 24 janvier 2019, nous partagerons un moment de silence dans le hall du LMA à 12h30.

Nous ouvrirons nos portes à tous ceux de la communauté marseillaise ou plus lointaine qui souhaiteraient s’y associer.
Dans le hall d’entrée du laboratoire, nous mettons à disposition de tous un registre de condoléances.
Vous pouvez aussi envoyer vos messages de sympathie à l’adresse dimitri.inmemoriam@lma.cnrs-mrs.fr

Originaire de Pau et ancien élève des lycées Louis Barthou (Pau) puis Henri IV et Buffon à Paris, il poursuit ses études par une Maitrise de Physique à Jussieu en 1991 et un diplôme d’ingénieur de Telecom ParisTech (ENST) en parallèle d’un DEA/Master d’Electronique à Jussieu en 1993.
Il soutient sa thèse en mai 1997 à l’IPGP, au sein du groupe de tomographie géophysique d’Albert Tarantola, sous la direction de Jean-Pierre Vilotte. Durant cette période, il a largement contribué à la dynamique du groupe avec ses camarades de cordée Roland Martin, Emmanuel Chaljub, et Yann Capdeville. Durant sa thèse, Dimitri a développé la méthode des éléments spectraux et son implémentation numérique pour la sismologie. 
Après sa thèse, Dimitri effectue des post-docs au Department of Earth and Planetary Sciences à Havard, au Department of Geological and Planetary Sciences de Caltech et à l’Université de Mexico. Entre 2000 et 2003, il est chercheur associé à Havard puis à Caletch dans le groupe de Jeroen Tromp au sein duquel il contribue au développement de cette méthode et de ses applications ; il monte dans le même temps un calculateur parallèle. Fin 2003, il revient à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour comme chercheur CNRS où il soutient une HDR en 2003. Il est nommé Professeur des Universités à Pau en 2004. Il tisse des liens avec des entreprises (Total notamment) et prend la direction du laboratoire de Modélisation et d’Imagerie Géophysique (MIGP) UMR5212. Il contribue également à la mise en place de l’Equipe INRIA MAGIQUE 3D à Pau (Modélisation Avancée en Géophysique 3D).
Il rejoint l’université de Toulouse en 2011 puis le Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique (LMA UMR7031) Université d’Aix-Marseille-CNRS-Centrale Marseille en tant que Directeur de Recherche CNRS. Il y poursuit ses travaux à l’interface des mathématiques appliquées, de la géophysique et du calcul haute performance en étendant ses recherches à des applications variées (acoustique sous-marine, contrôle non destructif, full-waveform inversion et imagerie sismique, imagerie ultrasonore).

Dimitri fut membre de l’institut Universitaire de France (IUF) entre 2007 et 2012.
Il était membre du conseil scientifique de PRACE, l’infrastructure européenne pour le calcul intensif.
Dimitri a reçu de nombreux prix.

Durant toute sa carrière, la recherche de Dimitri Komatitsch, à l’interface entre géophysique, mathématiques appliquées et calcul haute performance, a eu un important impact scientifique au niveau international. Il a largement contribué à développer et à populariser la méthode des éléments spectraux, en particulier avec les codes SPECFEM-3D et SPECFEM-2D, pour l’imagerie sismique et acoustique dans les domaines académiques et industriels. Il a encadré de jeunes chercheurs et a collaboré avec un grand nombre de scientifiques de haut niveau tout en impulsant sa motivation et son enthousiasme.
Il a été lauréat de nombreux prix dont le Prix Gordon Bell Super Computing Award en 2003, le prix Atos-Bull en 2010, le 3eme Prix Bull Joseph Fourier en 2009, le Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca/IUF/Académie des Sciences en 2013 pour ses travaux dans le domaine de la simulation numérique de la propagation du champ d’ondes sur les nouvelles architectures de calcul haute performance.

C’est une très grande perte pour la communauté tant du point de vue humain que scientifique.
Nos pensées empreintes d’une grande émotion vont à son épouse, ses enfants et sa famille.

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